J’ai glissé chef… J’ai encore fait des t-shirts !

Ça y est. J’ai enfin diffusé les T-shirts sur lesquels je bosse depuis mai 2026. Quatre mois que je prépare cette collection dans mon coin…

Ce n’est pas ma première expérience avec les T-shirts : j’avais déjà lancé une série en 2024, qui avait plutôt très bien fonctionné. Assez pour me donner envie de recommencer. Mais cette fois, j’avais envie de faire les choses autrement.

Pas simplement reprendre un fournisseur, choisir quelques supports et y imprimer mes dessins. Je voulais des T-shirts que j’aurais moi-même envie de porter, avec de vraies coupes, de belles matières, des couleurs qui me plaisent et, si possible, une fabrication beaucoup plus proche de chez moi (et plus humaine). Et c’est là que Laurent de « Meuh » est entré dans l’histoire.

Deux ateliers, quelques centaines de mètres et beaucoup d’allers-retours

Cette fois, les T-shirts sont imprimés par Laurent de la boutique « Meuh« , à Uccle, directement dans sa boutique/atelier.

Et c’est à… 15 minutes à pied du mien. On est donc sur du local. Du vraiment local.

Mais avant même de penser à l’impression, il a fallu trouver les bons T-shirts. Et ça, ça m’a pris du temps.

Pendant plus d’un mois, j’ai cherché, comparé, commandé des échantillons, testé des coupes, regardé les tailles, essayé les modèles… Parce que je ne voulais pas simplement trouver un support « qui fera l’affaire ». Je voulais des T-shirts qui tombent bien. Des coupes qui ont un peu de personnalité. Des modèles que j’aurais envie de porter même sans le visuel dessus.

Et je crois que c’est finalement ce qui me plaît le plus dans cette collection : les T-shirts existent vraiment comme des vêtements, pas simplement comme des supports pour mes illustrations.

Avant de les vendre, encore fallait-il réussir à les montrer

Et là, autre problème : les photos. Parce qu’un T-shirt, c’est quand même beaucoup plus facile à vendre quand on peut voir quelqu’un le porter.

J’aurais pu faire des mockups. J’aurais pu mettre mes visuels sur des photos de T-shirts trouvées quelque part. J’aurais même pu demander à une IA de me fabriquer des gens parfaitement gaulées, dans un appartement parfaitement éclairé, avec exactement la bonne coupe de T-shirt. Mais…

J’ai appelé mes potes.

Et comme elles et ils sont, en plus d’être magnifiques, partant·es pour mes idées plus ou moins improvisées, iels ont accepté de poser. Le tout après un déménagement, dans des conditions qui n’avaient absolument rien d’une séance photo professionnelle.

Et finalement, ça fait un rendu plus réaliste, plus naturel qui me correspond mieux : des vraies personnes, des vrais T-shirts, des vraies amies…

Alors merci Valérie, Laeti, Pauline, Marcela, Rodolfo et Lucas ! (Bon par contre je cache leurs visages sur mon site histoire de respecter un peu leur vie privée)…

Six T-shirts, six ambiances

Mia

Coupe : manches à revers — femme
Couleur : rose pâle
Tailles : XS à L
Matière : 100% coton bio
Particularités : un modèle qui a de la personnalité avec ses manches assez courtes à revers… Il taille assez grand car se porte un peu oversize. Nous avons adopté le M pour des tailles 40-42.
Dimensions :  il fait 62cm de long pour une taille M (écart de 2cm par taille).
Regroupement familial : Le badge en petit et grand

Woke Wild

Coupe : oversize court — femme
Couleur : prune / bordeaux
Tailles : XS à XXL
Matière : en coton-TENCEL™ très doux
Particularités : taille très grand car se porte complètement oversize ! Il tombe plus court et plus large que les autres. Nous avons adopté le M pour des tailles 40-42.
Dimensions :  il fait 58cm de long pour une taille M (écart de 2cm par taille).
Regroupement familial : Le badge en petit et grand et en plusieurs versions  – La carte en version solo ou complète

Socialement inadaptée

Coupe : manches à revers — femme
Couleur : noir
Tailles : XS à L
Particularités : un modèle qui a de la personnalité avec ses manches assez courtes à revers… Il taille assez grand car se porte un peu oversize.
Nous avons adopté le M pour des tailles 40-42.
Dimensions :  il fait 62cm de long pour une taille M (écart de 2cm par taille).
Regroupement familial : L’assortiment de 12 petits badges (dans la famille des taré·es),  les stickers bonnes fêtes, le badge en version féminine ou masculine et en petit ou grand…

Woke me up

Coupe : Relax plus long — unisexe
Couleur : noir délavé
Tailles : XXS à 3XL

Matière : 100% coton
Particularités : un modèle unisexe avec des couleurs originales car un peu délavées (effet « vintage ») taille normal.
Dimensions :  il fait 72cm de long pour une taille M (écart de 2cm par taille).
Regroupement familial : Le badge en plusieurs versions

Bamboleyo

Coupe : Relax plus long — unisexe
Couleur : kaki délavé
Tailles : XXS à 3XL

Matière : 100% coton
Particularités : un modèle unisexe avec des couleurs originales car un peu délavées (effet « vintage ») taille normal.
Dimensions :  il fait 72cm de long pour une taille M (écart de 2cm par taille).
Regroupement familial : Le badge en petit et grand

Socialement inadapté

Coupe : Relax plus long — unisexe (mais le texte est au masculin)
Couleur : turquoise/vert délavé
Tailles : XXS à 3XL

Matière : 100% coton
Particularités : un modèle unisexe avec des couleurs originales car un peu délavées (effet « vintage ») taille normal.
Dimensions :  il fait 72cm de long pour une taille M (écart de 2cm par taille).
Regroupement familial :  le badge en version féminine ou masculine et en petit ou grand…

Pourquoi ces messages sur des T-shirts ?

Des blagues, des jeux de mots, des détournements, j’en ai fait des tonnes… Mais ceux qui sont pertinents sur un t-shirts sont beaucoup plus rares. Car sans crier gare, on se retrouve vite à se promener avec un message écrit en gros sur le torse…

Derrière les six designs, il y a des sujets qui me tiennent à coeur, mais aussi des références…

Woke Wild

C’est d’abord un détournement de Walk on the Wild Side (1972), la chanson de Lou Reed que j’adore. La chanson évoque notamment Holly Woodlawn et Candy Darling, deux femmes trans de la Factory d’Andy Warhol. Et c’est justement ce qui me plaît dans le rapprochement avec WOKE : à l’époque, Lou Reed mettait en lumière des personnes et des parcours très en marge des normes de leur temps — notamment des personnes issues de minorités sexuelles et de genre.

Sans forcément employer ce mot à l’époque, il y avait déjà cette idée de donner de la visibilité à celles et ceux qui ne rentraient pas dans les cases. Et aujourd’hui, c’est justement une des choses que le terme « woke » peut évoquer pour moi.

Parce que « woke » est devenu un mot qu’on utilise énormément, parfois comme une insulte ou une étiquette alors qu’en fait il veut simplement dire « être éveillé », questionner les normes, regarder les choses autrement et ne pas accepter les règles simplement parce qu’elles existent.

Woke wild : conscient·e, mais pas domestiqué·e.

Socialement inadaptée

Celui-là existe en deux versions : une coupe femme et une coupe unisexe (mais dont le message est au masculin, hum..).

Et c’est toujours ma passion pour les questions liées à la santé mentale qui parle. Parce qu’on vit quand même dans une société complètement à côté de ses pompes. Alors pourquoi ne pas reconnaître qu’on en est parfois, nous aussi, un petit produit dérivé ?

Oui, peut-être qu’on est un peu taré·es. Mais avec une image joyeuse, franche et un T-shirt qui l’assume complètement, ça passe tout de suite mieux. Et puis entre nous : qui a décidé de ce qui était « adapté » et de ce qui ne l’était pas ?

Woke me up

On reste dans le WOKE, mais cette fois avec une autre référence musicale.

WOKE ME UP est un clin d’œil évident à Wake Me Up Before You Go-Go de Wham!, cette chanson ultra joyeuse et complètement impossible à ne pas avoir dans la tête une fois qu’elle y est entrée.

Et puis il y avait ce portrait. Un mec qui a l’air de s’affranchir complètement de ce qu’on attend de lui… par le banjo !  Et c’est exactement ce que j’avais envie de mettre sur ce T-shirt : un peu de liberté, un peu d’insolence et beaucoup de « je fais bien comme je veux ».

Bamboleyo

Alors celui-là est probablement le plus absurde de la bande. Et donc forcément, je l’aime.

Bamboleyo est un clin d’œil à Bamboléo des Gipsy Kings. La chanson est sortie à la fin des années 80 et son refrain est devenu complètement culte. J’avais cette image de deux femmes qui ont l’air de s’emmerder royalement, et j’ai trouvé le décalage absolument parfait.

J’ai même poussé le vice jusqu’à ajouter les paroles de la chanson en version yaourt. Parce que soyons honnêtes : nous sommes nombreux à avoir chanté Bamboléo pendant des années sans avoir la moindre idée de ce qu’on racontait. Et ça me semblait être une excellente raison d’en faire un T-shirt.

Mia

Et puis il y a MIA. La référence est cette fois-ci beaucoup plus française : Je danse le Mia, le morceau culte d’IAM.

J’aimais bien le décalage entre l’univers RAP de cette chanson et le côté parfaitement apprêté de la madame. Et puis il faut dire que celui-là je l’avais déjà fait en 2024 (sur un tout autre modèle de T-shirt) et qu’il avait bien caronné… Le voici en rose pour mettre de la douceur dans ta vie !

Au fond, ce que j’aime dans mes visuels : c’est mettre ensemble des choses qui ne devraient peut-être pas aller ensemble.

Ma petite lubie

Le texte dans l’encolure « proudly made by Red Orb Creations without killing cats x Meuh » voilà… bisous les chatons.

Commander, essayer, échanger, entretenir…

  • Commander : Ce sont volontairement de petites collections : je préfère produire peu, à la demande, plutôt que de remplir mon atelier de T-shirts qui attendent leur propriétaire. Pour le moment, les T-shirts sont disponibles directement auprès de moi, sur simple MP : le modèle et la taille. J’ai constitué un petit stock de départ,  je fabrique le reste à la demande. Si ta taille n’est pas disponible immédiatement, compte environ 3 jours pour créer ton T-shirt. Ils arriveront bientôt sur la boutique en ligne — et sont également disponibles à Au Pop & Shop.
    À ce stade je ne pense pas les mettre ailleurs car c’est une petite prod…
  • Essayer : pour essayer ça se passe donc à mon atelier à Forest ou au Pop & Shop à Ixelles. Et si tu as confiance : tu peux l’essayer directement chez toi car…
  • Echanger : j’accepte bien sûr les échanges dans un délai de 2 semaines sous réserve que le T-shirt soit resté nickel (normal quoi).
  • Entretenir : attention : je conseille de laver le T-shirt à 30 degrés avec une lessive douce et surtout : le visuel à l’envers !

Deux prix, deux façons de les acheter

Les T-shirts sont à 39 € lorsqu’ils sont achetés directement à la créatrice (bibi la floche). Dans les boutiques qui les proposent, ils seront à 45 €.

Ce n’est pas parce que le T-shirt est différent, ni parce que j’ai décidé de mettre un prix « à la tête du client »… C’est simplement que le circuit de vente n’est pas le même.

Quand vous achetez directement chez moi, vous achetez en direct. Quand vous achetez dans une boutique, une partie du prix de vente revient au point de vente qui accueille mes créations, les expose, vous les présente, vous permet de les voir, de les toucher, de les essayer et parfois de les découvrir complètement par hasard.

Même à 45 €, une vente en boutique n’est pas équivalente à une vente directe pour moi. Mais j’ai choisi de faire le pari des boutiques partenaires parce que je trouve important que mes créations puissent aussi exister en dehors d’Internet, dans des commerces qui choisissent de travailler avec des créateurs et créatrices indépendants.

Deux circuits de vente, deux réalités économiques, mais les mêmes T-shirts.

Voilà. J’ai beaucoup trop réfléchi à ces T-shirts. Maintenant, j’espère surtout que vous allez beaucoup trop hésiter entre les six. ❤️