À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire…

Depuis que j’ai décidé de sortir de ma cave pour commercialiser Botus et Mouche cousue et proposer mes services au monde (un an, et depuis juillet 2019 avec le statut d’indépendante complémentaire), je n’ai pas vu le temps de passer. Je bosse trois fois plus qu’avant et j’ai du mal à trouver du temps pour être oisive (oui je voulais le placer je le trouve super joli ce mot !). Mais j’ai appris en un an plus de choses que sur les cinq précédents et petit à petit ce projet crée du sens dans ma vie. Entrecoupés de moments de découragements, ce projet me porte et me donne envie de faire toujours mieux, d’aller plus loin. Je n’ai pas l’impression de travailler pour Red Orb Creations…

Toutefois, demander à un artiste de faire de la compta ou des tableaux Excell peut s’avérer être un peu antinomique et c’est mon cas.

Je me sens écartelée parfois entre les compétences complètement différentes qu’il faut avoir pour maîtriser tous les aspects de son projet. Car oui il y a créer, trouver de l’inspiration, du matos, faire des photos, de la promo, ça, ça va… Mais quand ça devient professionnel il faut aussi trouver un cadre et le comprendre, débuter en relations commerciales, TVA et autres glamoureries… Sans parler de l’organisation administrative qu’il vaut mieux mettre en place rapidement pour éviter les envies de suicide, à base de tableaux Excell et fonctions Maquereaux (oui, je n’ai toujours pas compris). Pour moi, c’est un peu le grand écart… Esprit logique VS esprit padutoulogik / passion VS tableau Excel … Vis ma vie.

Vous me direz « l’un n’empêche pas l’autre » et oui, heureusement, mais on a quand même des hémisphères dominants… nesspâ ?

Bref, pour moi gérer (et par là maîtriser/comprendre) tous les aspects de son projet c’est un peu schizophrénique. Mais c’est très riche de se confronter régulièrement à ses limites en ayant pour une fois : une excellente raison de les repousser ! Car le projet a du sens et le sens fait le reste…

De nombreuses formations gratuites existent pour les indépendants (créer son site, comprendre la TVA, gestion, réseaux sociaux) mais quand on a un job à côté c’est plus compliqué d’être bien orienté. Je déplore un peu le manque de nuances du système d’aide sociale et professionnelle en Belgique pour ça… La révélation dans ce milieu pour moi ça n’a donc pas été le 1819 jusqu’ici, mais la rencontre avec d’autres créatrices et créateurs en tous genres qui eux aussi cheminent au gré du vent. Je constate que toutes et tous sans exception se posent plein de questions et cela contribue sans doute au résultat … Chacun a ses forces et ses faiblesses, au final on est tous très différents et partager nos expériences de créateurs mais aussi d’auto-entrepreneurs c’est très enrichissant.

Dans tous les cas, c’est hyper gratifiant d’emprunter ce chemin, de prendre des risques et d’enjamber les obstacles, qu’ils soient réels ou dans nos têtes (les deux existent vraiment !) ! Alors n’attendez plus, lancez vous ! (« Avec toute mon équipe, je m’y engage »).